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Foire aux questions
Nous recevons une foule de demandes de renseignements de gens qui veulent en apprendre davantage en général au sujet du bison ou qui souhaitent même lancer leur propre entreprise d’élevage.

Vous trouverez ci-dessous certaines des questions posées. Si vous avez d’autres questions au sujet de la viande de bison ou voulez formuler des commentaires sur notre site Internet, veuillez communiquer avec nous par courriel.

Q. Où puis-je trouver des renseignements supplémentaires sur le bison?

R. Pour obtenir les meilleurs renseignements qui soient, communiquez avec la NATIONAL BISON ASSOCIATION ou l’ASSOCIATION CANADIENNE DU BISON (ACB). La NBA publie le Bison Breeder's Handbook et une revue, Bison World, alors que, pour sa part, l’ACB publie le manuel Smoke Signal. De plus, ils tiennent à jour un répertoire des membres, qu’ils mettent à la disposition de leurs membres, que ces derniers peuvent utiliser pour repérer d’autres producteurs dans leur province ou état. Plusieurs provinces ou états possèdent leur propre association relative au bison. La NBA et l’ACB peuvent vous fournir plus de renseignements à ce sujet.

Q. Quelle est la différence entre le buffle et le bison?

R. Selon le sens que l’on donne à cette question, la différence entre le buffle et le bison est inexistante ou considérable. Quelques explications s’imposent : l’animal que nous en sommes venus à connaître et à apprécier dans ce pays comme le buffle (buffalo en anglais) est le même que le bison; pour les anglophones, il s’agit d’un synonyme. Et c’est très bien comme ça. En Amérique du Nord, on trouve deux sous-espèces de bison : le bison des plaines (que l’on retrouve surtout aux États-Unis et au Canada) et le bison des bois (principalement au Canada.). On trouve aussi le bison d’Europe ou bison européen. Les trois animaux se distinguent légèrement les uns des autres. Le bison porte le nom scientifique de « Bison bison » et appartient à la famille des bovidés et à l’ordre des Artiodactyles. Cependant, sur le plan purement scientifique, le bison n’est pas « vraiment » un buffle. On retrouve au moins deux types authentiques de buffles, à savoir le buffle d’Afrique et le buffle d’Asie.

De nombreux intervenants dans ce secteur d’activités identifient la viande qu’ils vendent sous l’appellation de « bison », afin que les clients soient sûrs qu’ils se procurent du bison et non du buffle d’Asie.

Q. Comment les bisons se comparent-ils aux bovins? Sont-ils apprivoisés?

R. Notre expérience avec les bovins nous permet d’affirmer que les bisons s’avèrent plus futés et plus intéressants. Les bisons sont des animaux SAUVAGES et ils doivent être traités comme tels. On ne les apprivoise pas vraiment, ils s’habituent à notre présence. Ils se manipulent plus difficilement, et il se peut que certains animaux ne vous laissent jamais les approcher. Pour vraiment constater de visu la puissance et l’agilité de ces animaux, sans parler des exigences relatives aux clôtures, rien ne vaut la visite des installations d’un producteur.

Les méthodes de production s’assimilent à celles utilisées pour le bétail. Il y a des exceptions : il est illégal d’utiliser des hormones de croissance dans l’élevage du bison et les bisons ne sont généralement pas châtrés. La croissance des bisons s’effectue plus lentement que celle du bétail, de telle sorte que le fait de les castrer, dans un contexte de production de viande, s’avérerait prohibitif.

Il importe aussi de conserver à l’esprit que les bisons réagissent plus ou moins bien aux tranquillisants. Nous avons connaissance de plusieurs cas de décès de bisons attribuables directement à l’utilisation d’un fusil projetant des fléchettes anesthésiantes. Si l’on traite le bison convenablement, il n’est nullement nécessaire d’y faire appel.

Q. Que mangent les bisons?

R. De l’herbe, de l’herbe et encore de l’herbe. Dans le cas du régime alimentaire du bison, les graminées occupent une portion plus importante que dans celui de tout autre herbivore mis en pâturage.

Q. Quelle quantité de nourriture ingèrent-ils?

R. Ils mangent une quantité de nourriture relativement identique à celle des bovins. Il importe que vous connaissiez la capacité de charge de votre terre. Nous entendons par là sa production herbagène. Parlez-en à l’agent de développement agricole de votre région. Dans notre région, la capacité herbagène permet l’élevage d’un bison adulte (ou d’une bisonne) par surface de 3 à 4 acres EN MOYENNE. Il nous faut donc gérer notre capacité herbagène pour obtenir un rendement de cet ordre. Nous entendons par là la plantation, la fertilisation, la gestion des mauvaises herbes, le moment de mise en pâturage du bison et de leur retrait du pâturage (comme nous disposons de plusieurs pâturages, nous soumettons les bêtes à une rotation de pâturages) et de la période propice pour faire les foins. Ne prévoyez pas les nourrir au foin à longueur d’année, car c’est une opération coûteuse et que les animaux tolèrent mal une alimentation au foin toute l’année.

Nous ne saurions suffisamment insister sur l’importance de la gestion de la capacité herbagène. Imaginez-vous un instant que vous soyez dans l’obligation de nourrir toute votre famille à même le produit de votre jardin. Vous y accorderiez une énorme importance. D’abord, procédez à l’installation de vos pâturages. Il peut s’avérer fort coûteux de nourrir les animaux à même du foin qui n’ait pas été produit sur vos terres. Et, par une gestion avisée de votre capacité herbagène, vous souhaitez leur fournir une alimentation en foin aussi faible que possible et aussi prononcée que faire se peut en graminées.

Q. Peuvent-ils se nourrir par eux-mêmes même en hiver?

R. La seule vérité qui tienne en ce qui concerne l’habileté du bison à se nourrir lui-même en hiver réside dans le fait qu’ils sont capables de « labourer » la neige de leur tête pour y trouver de l’herbe; les bovins n’en sont pas capables. Toutefois, s’il n’y a pas d’herbe, le bison mourra de faim. En outre, il importe que l’herbe « sur pied » (l’herbe laissée debout dans les champs pour y passer l’hiver) soit en mesure de conserver sa valeur nutritive durant la saison hivernale, car peu de graminées réussissent cet exploit. Nous nous sommes laissé dire que cette propriété est principalement le propre de certaines basses herbes des prairies.

Si vous vous fiez sur le foin sur pied, il vous faut alors gérer correctement cet aspect de votre élevage avant que n’arrive l’hiver. On ne peut s’attendre à ce que les bisons survivent en mangeant des mauvaises herbes. La plupart des éleveurs de bisons en liberté (ou de bovins) se seront prévalus d’accumuler à l’avance une certaine réserve de foin en balles, avant que l’hiver ne survienne. De plus, si le foin en balles ou l’herbe sur pied ne comporte pas une teneur suffisante en protéines (environ 7 %), certains éleveurs feront preuve de bon sens en complétant aussi leur alimentation avec des « cubes de fourrage ». Si votre troupeau de bisons est important, il est préférable d’utiliser de volumineuses balles cylindriques plutôt que les petites balles rectangulaires. Il vous faudra alors un tracteur pour les déplacer. Et ne vous donnez pas la peine de vous servir d’un « anneau à foin », car les bisons les transforment en jouets.

 
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